Sophrologie ou hypnose ?

On peut se poser la question du choix, alors que les deux techniques sont aujourd’hui de plus en plus connues et médiatisées. On entend les interviews de sophrologues, comme Catherine Aliotta, à la télévision et à la radio, et on en voit même des applications, comme la lutte contre le stress dans l’émission The Voice. Quant à l’hypnose, la technique est déjà pluriséculaire, même si elle a beaucoup évolué au cours du XXe siècle, et on a tous entendu parler de Messmer, voire assister à ses extraordinaires démonstrations à la télé ou sur scène. La sophrologie est-elle meilleure que l’hypnose ? Est-ce l’inverse ? Faut-il se fier seulement à ces démonstrations médiatiques et spectaculaires pour en juger ? Ou ne faut-il pas au contraire dépasser cette idée de comparaison ?

Souvent, on croit que c’est la même chose. Mais quand on expérimente les deux techniques pour la première fois, l’idée d’opposition survient vite. Pourtant, dans les deux cas, il y a un client et un praticien. Dans les deux cas, les praticiens parlent. Dans les deux cas, on peut se sentir sonné, mais aussi très bien après une séance. Mais dans un cas, on travaille sur l’inconscient, alors que dans l’autre, on travaille sur la conscience. En quoi le processus est-il différent ?

Si les deux techniques s’opposent, on peut imaginer qu’elles deviennent concurrentes. Or, Messmer, dans l’émission Un soir à la Tour Eiffel (article ci-dessous), explique qu’il utilisait énormément la sophrologie lorsqu’il était hypnothérapeute. Dans ses spectacles, il en fait l’apologie. Quant à la sophrologie, elle tire aussi son inspiration de l’hypnose. Les deux techniques pourraient donc se compléter ?

Il faut aller au-delà de la simple comparaison, et dépasser la dichotomie ou même la complémentarité. Je n’ai pas à juger de la performance et de l’efficacité d’une technique ou de l’autre, surtout que j’ai forcément un parti pris favorable à la sophrologie.

Je préfère me concentrer sur les motivations du client. Pourquoi veut-il s’adresser à un hypnothérapeute ou à un sophrologue ? Que vient-il chercher ? Quelle est la raison de sa visite ? Que veut-il modifier, ou améliorer ? Et surtout, quels moyens et quelle volonté est-il prêt à mettre à son propre service ?

Dans les deux techniques, plusieurs séances souvent sont nécessaires. Le rôle du praticien diffère, et c’est en cette différence que réside la motivation d’un client. Veut-il du mieux simplement, ou veut-il être acteur de ce mieux ? Souhaite-t-il que sa vie s’améliore, ou modifier lui-même véritablement sa vie ?

Pour répondre à toutes ces questions, et que vous puissiez trouver la meilleure formule, la plus adaptée à vos besoins et votre volonté, je vous propose quelques articles de synthèse, chaque lundi. Ils seront concis et simples. Le but n’est pas de faire un cours sur l’histoire de ces techniques, mais bien d’être armé et informé pour mieux choisir !

Lundi 15 juin : l’hypnose, son fonctionnement et ses effets

Lundi 22 juin : l’héritage de l’hypnose en sophrologie

Lundi 29 juin : les autres sources de la sophrologie

Lundi 6 juillet : l’investissement du client