L’hypnose en quelques mots

La pratique de l’hypnose remonte, d’après les textes, au XVIIIe siècle. Il s’agissait alors de l’influence d’un individu sur un autre grâce à la suggestion. L’hypnose a connu au XXe siècle une désaffection forte, avant de revenir en force depuis le début des années 2000, avec une entrée brillante et pleine de succès dans le monde hospitalier. C’est le développement de la pratique hypnotique qu’on connaît aujourd’hui : l’hypnose thérapeutique. Elle est devenue un outil de soin à part entière depuis que le traitement de la douleur physique et psychique est considéré comme une priorité (plans de lutte contre la douleur de 2002 et 2006). Aujourd’hui démocratisée, on peut aussi en profiter en cabinet.

L’hypnose thérapeutique permet de réduire, voire supprimer, la douleur, mais aide aussi à la gestion des troubles anxieux (stress, phobie). Elle permet d’entraîner des changements de comportement dans les dépendances (tabagisme, troubles de l’alimentation).

L’hypnose part de l’expérience naturelle de l’état de conscience modifiée : au quotidien, on peut en faire l’expérience, par exemple, en s’évadant lors d’une lecture, ou en étant « hors du temps » lorsqu’on s’absorbe dans la contemplation des vagues ou des flammes… Cet état diffère de l’état de veille habituel, car notre niveau de vigilance est abaissé, et notre perception se modifie. Nos schémas habituels de pensée et de représentations sont moins prenants et ne censurent plus nos ressentis. C’est l’état hypnotique, ce moment de conscience où les choses sont perçues différemment.

Cet état n’est pas un mythe ou une supposition, il est identifié et caractérisé en imagerie médicale. L’hypnothérapeute permet de reproduire intentionnellement cet état de conscience avec un objectif (détente, soin, évolution personnelle etc.).

L’hypnose est accessible à tous, avec plus ou moins de rapidité.

L’hypnose agit donc par un jeu intentionnel impliquant l’imaginaire du patient. Elle permet de revisiter la réalité et la façon dont le patient la perçoit. Ainsi, cela va permettre, principalement par la suggestion, de diminuer l’importance des symptômes de plusieurs pathologies, de développer des comportements pour mettre à distance le motif d’une souffrance, voire la résoudre dans certains cas. L’hypnose développe des dispositions internes et comportementales nouvelles, afin que la personne puisse prendre soin de soi.

L’hypnothérapeute est pleinement acteur dans cette méthode, puisqu’il induit les changements chez le patient (lorsque le thérapeute est un praticien médical) ou le client (lorsque le thérapeute n’est pas médecin ou soignant), même s’il s’adapte bien sûr à l’univers mental de la personne. Il travaille sur l’inconscient pour induire un comportement nouveau.

La semaine prochaine, je vais vous montrer les points communs de la sophrologie avec la méthode de l’hypnose. Les similitudes concernent surtout cet état de conscience, que j’expliquerai plus en détail. Quant à nos méthodes, elles diffèrent complètement. A lundi prochain !