Les effets physiologiques de la pratique – la visualisation positive (3/3)

Pour clore notre série d’articles sur les effets physiologiques, regardons maintenant en quoi consiste la visualisation positive …

Nous avons tous un jour été dépassés par nos émotions : la peur qui nous empêche d’avancer, la colère incontrôlable que l’on regrette, etc…
Les émotions sont des pulsions si profondes et puissantes qu’aucun raisonnement ne peut les arrêter.

formation réticuléeOr, nos émotions sont gérées par le cerveau limbique – dont l’hypothalamus. Il dépend de la formation réticulée qui s’étend de la moelle épinière jusqu’au cortex. La formation réticulée joue un rôle dans la veille, le sommeil, l’organisation motrice, la régulation sensitive et sensorielle. Elle contrôle en effet l’information et régule le système nerveux neuro-végétatif.

 

Lorsqu’il est sur-stimulé (bruit …), l’organisme se fatigue, laissant le terrain propice aux insomnies et surmenage.

Nous avons vu précédemment (article « la détente musculaire ») que la détente musculaire engendre une détente mentale, et inversement. Lorsqu’on apprend une mauvaise nouvelle, on se tend, on se crispe. Lorsqu’on apprend une bonne nouvelle, on se sent détendu. Que se passe-t-il physiologiquement ? En fait, on active/désactive le système nerveux (désactivation de la formation réticulée et du système sympathique, activation du système parasympathique). L’esprit est ainsi dans un état de détente. Ainsi, un simple projet de mouvement engendre une réaction musculaire.

C’est un préalable nécessaire à l’efficacité des visualisations.

Lors de la visualisation positive, toute action vécue mentalement se vit réellement dans le corps et s’y inscrit en mémoire comme si l’action s’était vraiment produite.

Prenons l’exemple très concret de Marie, comédienne de théâtre, qui venait me voir pour travailler la confiance en soi. Une représentation scénique s’était mal passée, elle avait bafouillé son texte, et craignait à nouveau de revivre la même difficulté lors des prochaines représentations. Rien qu’à y penser, elle avait la boule au ventre et les mains moites. Pour se débarrasser de cette sensation désagréable et paralysante, je lui ai refait vivre cette scène en substituant la sensation négative par une sensation agréable (bien-être). Dans un deuxième temps, je lui ai demandé de se projeter sur scène lors de sa future représentation, en se voyant confiante, sereine et en ressentant le bien-être, le plaisir de donner à son public.

Grâce à cette visualisation, elle a inscrit dans son corps une mémoire de son jeu scénique qui lui a ensuite servi lorsqu’elle a réellement joué !

A retenir :
Toute pensée est corporelle. Le cerveau ne fait pas de différence entre ce qui est imaginé et ce qui est réellement vécu.

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