Les effets physiologiques de la pratique – la respiration contrôlée (1/3)

Cette série de 3 articles sur les effets physiologiques de la sophrologie est plus particulièrement dédiée aux rationnels qui veulent comprendre comment les exercices de sophrologie agissent concrètement.

Lors des séances de sophrologie, nous utilisons 3 moyens :

  • La respiration contrôlée
  • La détente musculaire
  • La visualisation positive

Penchons-nous cette semaine sur la respiration contrôlée.

1) la respiration contrôlée

Chaque être humain est constitué de 2 systèmes nerveux :

  • système nerveux central et périphérique (cérébrospinal)
  • système nerveux neuro-végétatif comprenant le sympathique et le parasympathique

regulation nerveuse

 

Le système nerveux central et périphérique est en action à chaque mouvement, chaque sensation que nous éprouvons. Nous sommes dans le domaine du conscient (« je choisis de bouger mon bras », « je sens la chaleur »…) et donc volontaire.

Le système nerveux neuro-végétatif, quant à lui, gère nos fonctions vitales : digestion, respiration, circulation sanguine …. Il ne nécessite pas de concentration ou de volonté particulière de notre part. C’est donc un système autonome, involontaire. Le sympathique et le parasympathique sont des systèmes en équilibre et ils sont complémentaires : lors d’un stress important, le sympathique va prendre le dessus pour mobiliser l’énergie nécessaire pour agir, tandis qu’une fois la phase de stress passée, c’est le parasympathique qui va prendre la suite, afin de récupérer.

Penchons-nous plus précisément sur le système parasympathique (aussi appelé système vagal): il contrôle nos organes, glandes, vaisseaux sanguins, grâce aux fibres nerveuses qui prennent naissance dans le tronc cérébral et de la moelle sacrée.

Mais quel est son lien avec la respiration ?

Pour le comprendre, regardons attentivement ces 2 illustrations :

 processus respiration

  • à l’inspiration, le diaphragme s’abaisse et les poumons se remplissent d’air. Il appuie sur les viscères de l’abdomen, le ventre se gonfle : c’est la respiration abdominale. C’est la « bonne respiration », que l’on a tous à la naissance et qui peu à peu devient thoracique lorsque nous grandissons (le « rentre ton ventre » n’y est pas étranger … ;-)) d’ailleurs en cas de stress, la respiration s’accélère et monte encore plus haut (haut des poumons). Nous y reviendrons dans un prochain article
  • à l’expiration, le diaphragme remonte (les poumons se vident de leur air) et il stimule alors le fameux parasympathique, qui va alors remettre l’organisme au calme (comme après un choc ou une émotion forte)

On comprend donc mieux l’intérêt de la respiration abdominale dans notre quotidien.

A retenir :

La respiration abdominale, en stimulant le système parasympathique, engendre un ralentissement du cœur, une diminution de la pression, une amélioration de la circulation sanguine et de la digestion, et le système immunitaire s’en trouve renforcé.

Cette maitrise du souffle permet une bonne oxygénation du cerveau et un état de concentration maximal. D’ailleurs les neurobiologistes s’accordent pour dire que focaliser son attention déplace l’activité cérébrale des émotions négatives vers les positives.

Le souffle c’est la vie !

 

Dans le prochain article, je vous expliquerai les effets physiologiques de la détente musculaire. A suivre !

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